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Hommage

Publié le par Fleming

(F) A droite à gauche je ne vois que des arbres, j´entends des sifflements d´oiseaux et des craquements de branches, et l´ombre des feuillages comme des ombres chinoises accapare mon regard, accapare ma pensée. Et soudain je me dis que tu aurais aimé être là. Et soudain je me demande si tu n´es pas là. Au fond, c´est peut-être toi qui tires les ficelles des marionnettes de bois, qui m´attires, et m´invites à me joindre à ce bal végétal dont tu me parlais avec amour et que je ne comprenais pas. Je lève les yeux vers le sommet des arbres, là où les feuilles semblent vouloir chatouiller les nuages, puis retombent comme épuisée et se redressent, inlassablement. Cette mélodie aérienne qui me berce, qui m´entoure et dépoussière ma pensée, semble soudain murmurer que les morts peut-être se recueillent là où ils aimaient être quand ils vivaient encore.

(D) Links und rechts sehe ich Bäume, ich höre Vogelgezwitscher und Knistern der Zweige. Wie chinesische Schatten zieht der Schatten des Laubes meinen Blick an, schiebt alle meine Gedanken weg. Und plötzlich sage ich mir, dass Du gern hier gewesen wärest. Und plötzlich frage ich mich: Ob Du nicht hier bist? Im Grunde genommen bist Du vielleicht diejenige, die die Fäden der Marionetten zieht, die mich anzieht und einlädt, an diesem Pflanzenball teilzuhaben, von dem Du mir voller Liebe erzähltest und ich verstand nicht. Ich hebe den Blick zu den Baumkronen, dahin wo die Blätter die Wolken kitzeln, um sodann wie erschöpft zu fallen und sich wieder aufzurichten, unermüdlich. Diese Melodie der Lüfte, die mich wiegt, die mich umgibt und meine Gedanken vom Staub befreit, scheint plötzlich flüstern, dass – vielleicht – die Toten sich sammeln, am Platz den sie liebten, als sie noch lebten.

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